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dimanche 15 juillet 2007

Les gestes simples pour sauver la planète

Les bases !
Si on débute dans l'écologie, voilà les règles fondamentales à connaître pour une consommation responsable et respectueuse de notre environnement.
Pour les habitués, cela peut être la "piqûre de rappel", et cela ne fait de mal, en plus, c'est assez marrant à faire : c'est deux mecs, enfin un mec qui représente le OUI, celui qui donne de l'importance aux gestes à faire pour sauver la planète, et ce même mec, un autre lui qui représente le NON, celui qui ne se préoccupe pas trop du problème de la crise climatique. Il suffit de glisser divers objets du quotidien sur la case OUI et la case NON, pour connaître les conséquences de chaque comportement.
Le OUI, pour lui, le petit "détail" compte ! Le NON, lui, se trouve trop "class" pour faire le moindre effort. Faites le jeu. ÇÀ va vous distraire.



Finalement, le NON, son seul potentiel, c'est d'être une vraie "tête à claque", un authentique "naze", non ? Faudrait pas qu'on commence aussi à se laisser aller, on risquerait de lui resssembler :-/ Personnellement, je n'ai strictement aucune envie de ressembler à çà.

Pour le potin, je dirais que cette "pub" de la compagne d'alerte d'Al Gore sur la crise climatique, ressemble à celle de Apple "Je suis un PC, je suis un MAC"
Al Gore, à l'origine du documentaire "Une vérité qui dérange", a piqué l'idée de Steve Jobs, PDG d'Apple. Normal, Al Gore est membre du Conseil administratif d'Apple, ils sont potes, et de plus, Steve appelle à la candidature d'Al pour les prochaines élections présidentielles des Etats-Unis.

dimanche 8 juillet 2007

Electricité verte

Le marché s'ouvre à l'électricité verte. C'est le moment de tourner le dos au nucléaire, (solution irréaliste pour résoudre le problème du réchauffement climatique) et de se convertir à l'électricité verte. Voici le classement des fournisseurs en France. Le choix est vite fait !

Le schéma ci-contre présente la note globale obtenue
par chaque fournisseur

Selon le classement Écolo Watt de Greenpeace, Enercoop apparaît de très loin comme le seul fournisseur d'électricité à proposer aux consommateurs une offre écologique sérieuse. À part GEG Sources d'énergies, qui atteint un niveau moyen, tous les autres opérateurs réalisent des performances globales mauvaises (Poweo, Electrabel, Gaz de France), voire catastrophiques (EDF et Direct Énergie). Écolo Watt est un système de notation qui classe les fournisseurs avec un double objectif : d'abord aider les consommateurs à s'y retrouver et éclairer leur choix, et ensuite mettre en valeur les opérateurs qui adoptent une démarche résolument écologique.
Opter pour un fournisseur d'énergie bien noté par Écolo Watt, c'est faire la révolution énergétique à la maison !

Retrouvez le classement complet sur :
www.revolution-energetique.com

Le Classement - Le Rapport

samedi 30 juin 2007

La bulle verte grossit

Quand la finance américaine mise sur les « clean techs »

Le président Bush néglige la lutte contre le réchauffement climatique. Mais le business, lui, « verdit » : les profits de demain sont dans le développement durable


De notre correspondant aux Etats-Unis

Etre salué par Bono devant 20 000 fans en délire, voilà qui n'arrive pas souvent aux businessmen milliardaires. C'est pourtant ce qui s'est passé à l'Oakland Arena, quand le chanteur de U 2 a lancé au public : « Je veux remercier... John Doerr. » La plupart des ados présents ont dû se demander qui était ce John Machin. Les autres ont souri : Doerr, le venture capitalist le plus puissant de la Silicon Valley, canonisé par une pop star ! Belle consécration pour l'icône de la révolution écolo qui enfièvre la Silicon Valley. Kleiner Perkins, son entreprise de capitalrisque, a investi 200 millions de dollars dans une quinzaine de start-up de clean tech, ces technologies propres qui, prophétise Doerr, « représentent sans doute l'opportunité économique la plus grande du XXI e siècle ».
Outrancier ? Cherchez dans la presse américaine, vous n'entendrez presque jamais parler de « bulle verte ». Le terme évoque une comparaison avec la bulle internet qui laisse les Américains sceptiques. Oui, les capitalistes se ruent sur des embryons de sociétés qui ne feront pas de profits avant des années, à supposer qu'elles survivent. Mais l'enthousiasme pour le clean tech n'a rien d'une mode passagère : c'est toute l'Amérique qui s'est prise de passion pour la lutte contre le réchauffement de la planète. Au Congrès, plus de 12 propositions de lois sont en discussion ; dans les Etats, plus de 300. A l'Ouest, Schwarzenegger a pris la tête de la croisade en signant une « loi sur les solutions au réchauffement de la planète » qui prévoit de réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020, et de 80 % d'ici à 2050. A l'Est, Michael Bloomberg veut faire de sa ville de New York une ville exemplaire, tandis que les Etats de la Nouvelle-Angleterre se sont eux aussi fixé des objectifs de réduction ambitieux.


Dans les entreprises, la compétition est engagée pour décrocher la timbale du groupe le plus vert. Certains groupes, comme General Electric, sont encore loin d'avoir accordé leurs pratiques avec leurs beaux discours. Mais d'autres ont pris le taureau par les cornes. Ray Anderson, le PDG d'Interface, géant mondial de la moquette, a transformé de fond en comble « une compagnie qui était tellement gourmande en produits pétroliers qu'on aurait pu la considérer comme faisant partie de l'industrie chimique », dit-il. Après onze ans d'efforts, Interface a réduit de 56 % ses émissions de gaz à effet de serre, tandis que la consommation d'eau a diminué des deux tiers. Son objectif : un impact nul sur l'environnement d'ici à 2020. Autrement dit, « ne rien prendre à la Terre qui ne soit rapidement et naturellement renouvelable, et ne pas endommager la biosphère » . Cerise sur le gâteau, la croisade écolo d'Interface a été« incroyablement bénéfique sur le plan des affaires », confie Anderson, faisant écho à ce que prédit Schwarzenegger : la Californie, sixième économie mondiale, régnera demain sur les technologies propres comme elle domine aujourd'hui l'entertainment ou le high-tech. Derrière cette vogue écolo qui balaie l'Amérique et remplit les numéros spéciaux des magazines couve un débat qui promet d'être animé. Il ne s'agit plus du débat sur la réalité du global warming : Bush, qui a fait perdre huit ans au pays en niant la réalité du phénomène, n'a plus aucune crédibilité sur la question, et sa demi-conversion sur le tard ne suscite que les ricanements. Non, le vrai bras de fer se joue entre ceux qui préconisent une solution technologique, sans effort exagéré de la part de l'Américain moyen, et ceux qui crient à l'urgence et à la nécessité de réformer en profondeur une société de gaspillage. Schwarzie, le VRP du green tech, se situe plutôt dans le premier camp ; Gore, le « Goracle » qui sonne le tocsin, dans le second. Il a qualifié de « disgrâce déguisée en succès » le sommet du G 8, et il juge inadéquats les textes en discussion au Congrès si l'on veut réduire spectaculairement les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050.


Les dernières statistiques lui donnent raison : la consommation d'essence ( 541 milliards de litres !), de charbon et d'électricité continuera à augmenter de 1 % à 2 % cette année aux Etats-Unis. Le prix du litre de super s'est envolé, le pays dépense 1, 25 milliard de dollars chaque jour pour faire le plein, trois fois plus qu'il y a cinq ans ; mais malgré cela, les conducteurs avalent 8 % de kilomètres de plus qu'il y a cinq ans. Al Gore peut reprendre son bâton de pèlerin - l'Amérique est très, très loin du compte.

Philippe Boulet-Gercourt
Le Nouvel Observateur

Etes-vous « créatif culturel »?

Comme 38 % des Français...

Etes-vous « créatif culturel »?

Ils mangent bio, consomment durable et fascinent les stratèges du marketing. Portrait d'une avant-garde très convoitée

C'est une tribu au nom malsonnant, dont vous êtes peut-être membre sans le savoir. On les appelle « créatifs culturels », et s'ils ne font pas la une des journaux, les cabinets de tendance planchent très sérieusement sur leurs us et coutumes. A la pointe du buycott ( l'achat responsable ), les « créa cul » mangent plus de légumes que de viande, achètent souvent bio, souvent équitable, privilégient les lessives écolos, les ampoules basse consommation et n'aiment ni les emballages ni le dernier cri en matière de high-tech. Ils regardent peu la télé, lisent des romans, pratiquent le bénévolat et les activités artistiques...
Grande est la tentation de réduire cet escadron vertueux à une énième variante des bobos. Mais voilà : leur existence est attestée par une très sérieuse enquête sociologique, qui fut d'abord menée aux Etats-Unis à la fin des années 1990. Un peu par hasard, Paul H. Ray et SherryAnderson découvrent cette catégorie de citoyens qui, sans s'être concertés, inventent une culture commune de vie et de consommation ( d'où « création culturelle ») hors des clous de l'American way of life . Selon les deux chercheurs, ces énergumènes représenteraient quand même un quart de la population yankee.
Leur livre ( 1 ), paru en 2000, a donné des idées à une fondation européenne, le Club de Budapest : importer le questionnaire sur le Vieux Continent, pour voir si la proportion est la même. Les résultats de l'enquête hexagonale, supervisée par le sociologue Jean-Pierre Worms, viennent de tomber ( 2 ). Ils révèlent que, chez nous, les « créa cul » représentent, en comptant large, 38 % des citoyens. Un chiffre énorme... mais pas tant que ça.


Car les créatifs culturels ne sont pas des fanatiques. Et si, dans leurs rangs, on trouve des adeptes de la décroissance, ce mouvement écolo radical qui prône de consommer moins pour épargner la planète, l'étude montre un tout autre visage : celui de personnes soucieuses surtout de consommer différemment. Une philosophie partagée par une mouvance, le Mouvement Vraiment durable ( MVD ) un think tank français de pro motion du développement durable, qui a un parrain de marque, le philosophe Gilles Li povetsky, grand théoricien de l' « hyperconsommation ». Leur credo, résumé par le président du MVD, Alexis Botaya : « Les décroissants posent les bonnes questions mais, soyons honnêtes , donnent des réponses impraticables. Peut-être que, dans le futur, on consommera moins. En attendant, il faut surtout tâcher de consommer mieux. »
Une idée prônée outre-Atlantique par les nombreux adeptes du site d'information écolo treehugger. com, que les médias américains surnomment la « CNN verte ». Leur gourou, le beau Graham Hill, a un objectif clair : « Améliorer votre qualité de vie tout en réduisant les impacts négatifs sur l'environnement . » En somme, le beurre ( bio ) et l'argent du beurre.

( 1 ) « L'Emergence des créatifs culturels », Editions Yves Michel. ( 2 ) « Les Créatifs culturels en France », Editions Yves Michel.

Arnaud Gonzague
Le Nouvel Observateur

Un si bio mariage

L ' AMOUR « ÉCOSEXUEL »

On connaissait le métrosexuel ( le garçon qui s'épile le torse et se tartine de trois crèmes anti-radicaux libres ), l'übersexuel ( le supermâle tout poilu trop viril pour utiliser du déodorant ). Bienvenue à l'écosexuel, le nouveau concept qui fait fureur dans le milieu du dating ! Un spécimen humain à se faire pâmer de désir puisque, tous les socioexperts vous le diront, le vert n'a jamais été aussi tendance qu'aujourd'hui. Notre écosexuel est donc un être socioresponsable, qui mange bio et équitable, adepte de couches lavables et de voitures hybrides. Un mix de Nicolas Hulot et d'Al Gore. Plus sexy, tu meurs !
Aux Etats-Unis, les sites de rencontres certifiés écosexuels fleurissent déjà comme les cerisiers - sans OGM - au printemps. Sur Earth Wise Singles, vous aurez la garantie de rencontrer des « amis de notre mère la Terre », des fans de « jardinage organique », tous « concernés par les droits de l'homme et la paix dans le monde ». Sur Green-Passions ( Passions vertes, cela ne s'invente pas ), on vous promet du dating 100 % green, avec la photo d'un monsieur qui étreint un arbre. Plus pointu, Vegan Passions ( Passions végétariennes ) vous permet de consulter une galerie de photos de célibataires végétariens. Gare cependant ! Rencontrer l'âme soeur écologique n'est pas une mince affaire. Le « San Francisco Magazine » raconte ainsi les déboires de Rachel, très à cheval sur la verte étiquette. Pas question pour elle de flirter avec quelqu'un qui ne recycle pas. Elle admet à la limite le port de chaussures en cuir - une matière animale, beurk ! -, mais à condition que le candidat pense sérieusement à se dégoter une paire en chanvre. La miss s'était trouvé l'homme de ses rêves, mais - horreur ! - un jour, au petit-déjeuner, il s'était commandé du bacon et avait mis de l'aspartame dans son café ! Elle a rompu.


Une fois l'âme soeur dénichée arrive alors vite l'épineux problème du mariage. Heureusement, les wedding planners spécialisés dans l'éthique et le bio sont là pour vous aider. Le business explose : aux Etats-Unis, le premier Salon du Mariage bio aura lieu à Seattle en janvier 2008. Même folie en Grande-Bretagne, où le vert est le nouveau blanc. Au programme de la fête ? Une robe en coton équitable, ou au moins chinée d'occasion, histoire de faire la chasse au gaspi. Des petits fours bio, of course. Des fairepart en papier recyclé ( ou mieux, juste des e-mails ). Un système de covoiturage pour les invités. Et évidemment les mariés proposeront de compenser les émissions de carbone inévitables en ce jour béni ( ben oui, faut bien déplacer les tantes, papis et mamies, et tous les copains, le mariage en vidéoconférence, c'est pas trop convivial ) grâce à des donations ou en offrant la plantation d'un arbre par invité ! Surtout pas de lancers de confettis ! « Préférer le millet organique », nous conseille ainsi l'un des innombrables blogs consacrés à la question.
La France compte elle aussi déjà quelques adeptes du mariage bio. « Mais pour l'instant ils doivent plutôt faire appel au système D. C'est pour cela que nous avons décidé de nous lancer sur ce créneau », explique Anne-Sophie Lesage, de l'agence de wedding planner Histoires d'envie. Mike Metz, 33 ans, s'est lui aussi mis à organiser des événements écologiquement corrects, mariages, séminaires, etc ., avec son agence Passeurs d'Ethique. Il est directement impliqué dans l'histoire car il prépare depuis deux ans sa propre noce bio, qui aura lieu début juillet : une célébration 100 % verte avec dons d'arbres sur la liste, légumineuses oubliées au menu ( pour préserver la biodiversité ) et tutti quanti... Son voyage de noces ? « On hésite entre le Bhoutan en train et en vélo , ou l'Australie en bateau. On prendra trois à quatre mois... »


Mike est un vrai écosexuel qui refuse la consommation « conventionnelle » . « Chez nous, on a presque tout en alternatif, cosmétiques , nourriture, vêtements ... » Sa seule entorse ? « Notre maison. C'est du béton , on l'a réaménagée avec un système d'aérothermie , beaucoup moins glouton en énergie , mais on n'est pas satisfait. On réfléchit sérieusement à se faire construire une maison en bois. » Mike et sa future femme sont des héros. Ils ont deux enfants en bas âge et ils utilisent des couches lavables, sacrifice ultime ! « Juste une question d'organisation », réplique modestement Mike, qui avoue que sa future femme était moins « radicalement engagée » que lui et que sa conversion a été « progressive » . Novice, elle a encore quelques « mauvais réflexes ». Comme celui d'acheter du maïs en conserve. « Même bio, il n'est pas toujours certifié sans OGM ! »,
rappelle Mike. C'est tout un art, d'être écosexuel...

Doan Bui
Le Nouvel Observateur